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L'édito

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LA 54ème ÉDITION

Après s’être élancé d’une grande agglomération l’an dernier, le Tour de Bretagne prendra cette année son envol depuis Le Cambout, en plein coeur de la Bretagne. De la mer à la terre, d’une agglomération à un petit village, l’alternance est voulue et permet de faire découvrir toutes les facettes de notre région.
Certains observateurs ont pu rester sur leur faim en 2019 avec une course qui se jouait à la seconde, aux bonifications. Mais il fallait ne pas être sur le vélo pour trouver le parcours facile. Il fut rude, disputé, tendu de bout en bout, sans aucun répit. Et si la météo n’a pasdurci l'épreuve comme c’est habituellement le cas fin avril, il ne faut pas se plaindre d’avoir été accompagné par le soleil.

L’ADN du Tour de Bretagne est de faire courir les meilleurs jeunes mondiaux face aux meilleurs coureurs bretons et d’y mêler quelques coureurs plus expérimentés. Un savant mélange dont la sélection se fait plus fine d’année en année. Le professionnalisme desjeunes coureurs croît en permanence et les parcours doivent évoluer pour leur permettre de prouver leur valeur sur une épreuve de référence. La volonté est de créer un évènement à la dimension des coureurs et d’opérer un retour aux sources du Ruban Granitier Breton pour que les meilleurs éléments se distinguent.

En parlant de faim et d’appétit, cette 54ème édition a été pensée comme un menu gastronomique en 7 temps, réalisé avec minutie et passion. Chaque mets suit sa propre partition mais le menu s’envisage dans son ensemble :

En premier lieu, les « cuisiniers traceurs » ont préparé une entrée qui ne manquera pas de piquant. Pas d’apéritif, nous entrons directement dans le vif du sujet. Une mise en bouche épicée, particulièrement savoureuse, qui ouvrira l’appétit aux plus affamés.

Le plat de résistance en 4 actes sera copieux et puissant. Rissolé à feu vif tout d’abord dans les contrées escarpées du Centre-Bretagne, avec quelques notes d’agrumes…acides. Puis en y ajoutant un peu de douceur en direction de la Loire-Atlantique. Et enfin en le laissant mijoter longuement à travers la forêt de Paimpont, sur la route de Boisgervilly. Certains vont le déguster d’autres vont déguster.

Enfin, ce sera dessert et champagne sur les hauteurs de Fougères et Dinan. Et il est concocté à base de pavés bien cassants de nougatine. Il faudra avoir encore un peu de place dans l’estomac pour savourer la fin du repas.

Du terroir, de la générosité et des saveurs composent ce menu typiquement breton. Citons Paul Bocuse : « Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite pour ceux à qui elle est destinée. »
Le parcours permettra donc aux coureurs de plonger sans attendre dans le vif du sujet dès le départ. D’avoir encore des occasions dès la 2ème et 3ème étape sur des parcours qui ne seront pas évidents à négocier. La vigilance sera de mise en milieu de course et le peloton devra montrer sa résistance aux longs efforts. En dernier lieu, l’apothéose des 2 dernières étapes avec des arrivées difficiles ravira les puncheurs et désignera le plus fort de tous.

A n’en pas douter, celui qui triomphera sera une fois encore un véritable costaud.