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J. Alaphilippe : « Ma victoire à Fougères m’a fait prendre conscience que je pouvais gagner de belles courses. »

01/05/2020

C’est en ces termes que Julian Alaphilippe évoque son passage sur le Tour de Bretagne. Entré de plein fouet dans le cœur des français avec un maillot à pois conquis durant l’été 2018, son panache sur le Tour de France 2019 a fait vaciller les plus grandes formations, offrant au public le Tour de France le plus passionnant depuis de nombreuses années. Confiné en Andorre et dans l’attente d’une reprise éventuelle de la saison cycliste, il a accepté avec la simplicité et la grande disponibilité qui le caractérisent de revenir sur le début de sa carrière et son passage sur le Tour de Bretagne.

Julian, nous avons vu via les réseaux sociaux que vous gardez le moral pendant ce confinement. Pouvez-vous nous expliquer à quoi sont occupées vos journées ?

En ce moment mes journées sont plutôt rythmées par des séances de home-trainer connecté. Je fais aussi beaucoup de renforcement musculaire, des séances de gym. Et enfin j’ai pas mal d’occupations à la maison, du rangement, du jardinage... J’apprécie de pouvoir faire des choses que je ne peux pas faire en temps normal durant la saison.

 

Revenons sur le Tour de Bretagne auquel vous avez participé à deux reprises en 2012 et 2013 (sous les couleurs des équipes de l’Armée de Terre puis d’Etixx-Ihned). Aviez-vous entendu parler du Tour de Bretagne avant d’y participer ?

Oui bien sûr que j’en avais entendu parler. Quand je suis entré dans l’équipe de l’Armée de Terre, j’avais 18 ans. Les coureurs plus expérimentés parlaient beaucoup du Tour de Bretagne. Je me rappelle qu’il s’agissait d’un objectif important pour l’ensemble de l’équipe et vraiment une course de référence. C’est pour cela que j’avais hâte de la découvrir et que j’ai apprécié d’y briller, d’y faire des résultats.

 

A propos de résultats sur le Tour de Bretagne, en 2012 vous prenez la 5ème place de l’étape se terminant en haut de Mûr de Bretagne puis 11ème du classement général final. En 2013, vous y revenez et explosez aux yeux des suiveurs en remportant l’étape de Fougères puis en prenant la 5ème place du classement général. Comment vous souvenez-vous de ces performances ?

A ce moment-là de ma carrière, je n’imaginais pas pouvoir atteindre le niveau qui est le mien actuellement. Ce qui est sûr c’est que ma victoire à Fougères sur le Tour de Bretagne 2013 m’a vraiment fait prendre conscience que je pouvais espérer gagner de belles courses avec ce type d’arrivée très « punchy » et en ayant eu une journée difficile auparavant.

 

Comment situez-vous le Tour de Bretagne dans la pyramide pour accéder au haut-niveau ?

Des courses comme cela sont vraiment importantes. Le Tour de Bretagne joue un rôle essentiel, de par sa dureté et son format sur une semaine qui nous prépare à la suite dans une carrière pro avant d’accéder aux grands tours. J’ai encore en souvenir, lors de ma première participation en 2012, mon appréhension à l’idée d’y participer et mon envie d’aller jusqu’au bout de cette semaine qui est toujours difficile.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune coureur qui s’apprêterait à participer au Tour de Bretagne ?

Tout d’abord d’être prêt physiquement. Et d’avoir un bon imperméable (dans un grand rire). Quand la course le permet, il faut savoir profiter des beaux paysages bretons que j’ai toujours appréciés. Et le dernier conseil serait d’avoir la rage de vaincre !

 

Enfin, pour mieux vous connaître, si vous aviez à choisir entre :

Thé ou café ? Café.

Mer ou montagne ? Les deux, je vis en Andorre en montagne mais j’aime les pauses café en bord de mer.

Jeu vidéo ou livre ? Livre.

Bière ou vin ? Les deux, tout dépend l’heure du repas.

Fromage ou dessert ? Dessert.

Confiture ou Nutella ? Nutella.

Pluie ou vent ? Vent.

Audenarde ou Liège ? Audenarde.

Printemps ou Automne ? Les deux mais pas pour les mêmes raisons...

Alpes ou Pyrénées ? Alpes.

Anquetil ou Poulidor ? Poulidor.

Bleu-Blanc-Rouge ou Arc-en-ciel ? (d’un clin d’oeil) Bleu-Blanc-Ciel.

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Christophe Fossani et Yann Corollou / Crédit photos : Thomas Brégardis - Ouest France - Deceuninck Quick Step